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Revue de presse du 8 février 2013#

News

Cela fait quelque temps que nous avions un peu de mal à tenir nos dead line, mais cette semaine nous sommes à l'heure ! D'autant plus que cette revue de presse est particulièrement riche.

Vous en avez l'habitude, nous commençons tout d'abord par les sorties de la semaine avec une entrée remarquée des ETL. Continuons ensuite avec cette formidable bibliothèque qu'est Orfeo Toolbox sans oublier, quelques news de MySQL qui intègre enfin les spécifications de l'OGC. Cette partie digérée, attaquons quelques-unes de nos trouvailles coté client avec notamment les alternatives au format shapefiles, cette carte des noms d'endroit improbables ou encore quelques nouveaux plugins pour Leaflet. lo Ok, reprenons un peu notre souffle car ce n'est pas fini ! Cette partie portant sur la représentation des données est en plus particulièrement intéressante. Si vous pensiez l'avenir du SVG limité, alors nous vous conseillons de visualiser les potentialités offertes par la bibliothèque D3.js avec cette série d'exemples ainsi que cette carte par anamorphoses.

Enfin, terminons par notre rubrique divers et profitons-en pour souhaiter à l'OSGEO un bon anniversaire !

Bonne lecture.


Sorties de la semaine#

ETL en folie#

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Ça bouge dans le petit monde des ETL (Extract, Transform and Load). En effet, il semblerait que les trois principaux logiciels se soient donnés le mot pour annoncer dans la même semaine la sortie de leur solution respective. Détaillons les améliorations apportées.

FME : Le fameux ETL qui a bâti sa réputation sur l'interopérabilité des traitements de données, sort en double version (Desktop et Server) 2013. Pour plus de détails, nous vous invitons à consulter l'annonce en français parue sur le PortailSIG ou l'annonce officielle.

Geokeetle : Spatialytics annonce la sortie de la version 2.5 de son ETL spatial. Un paquet de nouveautés accompagne cette nouvelle version. Notons par exemple l’intégration des standards WFS, WPS et CSW ainsi que l'utilisation des nouvelles versions de librairies telles que Java topology Suite ou encore GDAL/OGR. Une version "Community" est disponible, mais si vous souhaitez un service sur mesure (SLA), sachez qu'il existe également une version "Enterprise".

Talend : terminons notre tour d'horizon des ETL par la sortie de la version 5.2.1 du module spatial de Talend (appelé également SDI). La principale nouveauté porte sur l’intégration de GeoTools 8.5 mais notons également la possibilité dorénavant d'utiliser l'ensemble des formats proposés par GDAL/OGR.

Orfeo Toolbox 3.16#

logo Orfeo ToolBox

Développée par le CNES en C++ et multiplateforme, OTB est une librairie "couteau-suisse" dédiée au traitement des images haute-résolution (SPOT, Quickbird, Worldview, Landsat, Ikonos, etc). D'abord orientée vers la ligne de commande, la librairie compte également une interface graphique minimale et une implémentation en Python et est d'ailleurs intégrée dans l'extension SEXTANTE de QuantumGIS. Il s'agit de la dernière version de la série 3.x mais la feuille de route pour la v4 est déjà là. Annonce officielle - site officiel - dépôt Mercurial.

MySQL 5.6 : gestion du spatial#

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La dernière version du SGBDR (Système de Gestion de Base de Données Relationnelles) soutenu par Oracle, intègre enfin des fonctionnalités spatiales ! L'implémentation suit les spécifications recommandées par l'OGC (Open Geospatial Consortium) pour le SQL en 1997... Consultez donc la documentation officielle dédiée au géospatial ou lisez le commentaire général sur Développez.com.

Créer facilement vos mapfiles#

logo MapServer

Les habitués de MapServer reconnaitront certainement qu'il peut être parfois un peu pénible de créer et surtout gérer ses Mapfiles. C'est pourquoi nous sommes heureux de relayer la sortie d'un nouvel utilitaire qui devrait vous simplifier l'existence : Scrib. Réalisé par l’équipe de MapGears, cet utilitaire python permet notamment de définir des variables, d’écrire des commentaires ou encore de spécifier facilement les niveaux d'échelle. Si vous l’utilisez déjà, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire.


Client#

Échapper au shape#

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Format créé au début des années 90 par ESRI qui l'ouvrira à la fin de la même décennie, le shape(file) s'est imposé comme le format de référence pour stocker l'information géographique, y compris hors des limites du monde propriétaire. Pourtant, comme tout autre format, il n'est pas parfait et surtout, l'avènement du webmapping contribue à contester son hégémonie aujourd'hui. D'autant plus que l'OGC planche actuellement sur une nouvelle norme nommée GeoPackage Standard. Cependant, basculer vers d'autres formats n'est pas toujours très encourageant, la conversion étant toujours un travail laborieux et casse-gueule.

Heureusement, l'horizon s'éclaircit avec le site Shape Escape qui offre la possibilité de convertir vos shapefiles (zippés) en geoJSON/topoJSON ou vers (Google) Fusion Tables. Vraiment pratique ce petit utilitaire en ligne basé sur GeoDjango et développé par Josh Livni pour info : le site - le code de Shape Escape - spécifications shapefiles (en) - présentation GeoJSON.

Carte des noms improbables#

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Il parait qu'on ne choisit pas sa famille, mais c'est aussi le cas pour le nom de l'endroit où l'on vit. Si pour la plupart d'entre nous cela ne porte pas à conséquence, il est d'autres cas ou cela devient plus marrant. Pour vous en convaincre, je vous laisse découvrir cette interface cartographique qui recense un grand nombre de villes, villages et autres entités administratives aux noms plutôt exotiques.

OpenLayers/Leaflet + AngularJS = AzimuthJs#

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Un événement lié au JavaScript pour la cartographie avait lieu mi-janvier baptisé js-geo. Nous l'avions indiqué dans nos colonnes, mais n'avions pas forcément développé le contenu. Ainsi, nous avons découvert Azimuthjs, une librairie sympathique pour encapsuler OpenLayers ou Leaflet. L'intérêt est, avec AngularJS, de découpler les données de la logique métier. AngularJS est bien adapté aux applications "une page" et justement pour la cartographie, c'est souvent la même logique, la carte étant centrale à une page (même si cette simplification est réductrice). La logique de AngularJS est dans la lignée du modèle MVC (modèle-vue-contrôleur). Toujours de manière simplifiée, vous avez la donnée géographique ou non-géographique, vous la consommez avec le contrôleur et ce dernier met à jour la vue (le DOM). Lorsque vous touchez au DOM, la donnée est manipulée par le contrôleur qui manipule la donnée pour répondre à l'interaction (clic souris par exemple). Nous vous invitons à consulter le code sur Github http://mpriour.github.com/azimuthjs/ ou à regarder le JavaScript directement dans la démo.

Leaflet#

logo Leaflet

Si vous vous rappelez un peu de nos présentations sur Leaflet, c'est une bibliothèque pensée pour être légère et réactive. Ce choix force l'usage de plugins pour gérer toutes les fonctions optionnelles. Ainsi, nous avons vu surgir encore de "nouvelles" fonctionnalités (nouvelles pour Leaflet, OpenLayers en dispose en natif depuis longtemps). Nous n'allons pas gâcher notre plaisir, au niveau style, la bibliothèque donne toujours des rendus visuels agréables. On commence donc par la mini-carte de situation donc le code est disponible sur Github et dont vous pouvez avoir une démo sur cette page. La possibilité de Leaflet permettant d'afficher une image non géographique a aussi été étendue avec un plugin pour gérer Zoomify. Zoomify est un outil historiquement plutôt utilisé par les graphistes qui permet de tuiler des images non géographiques. Il est souvent utilisé pour des usages historiques pour consulter des documents scannés ou photographiés dont des cartes mais aussi simplement des micro-fiches car avec le tuilage on garde une résolution agréable pour la consultation. Pour une démo, vous devrez récupérer le code cette fois-ci.


Représentation Cartographique#

Carte par anamorphoses avec D3#

logo D3

Une de nos représentations cartographiques préférées est l'anamorphose. La technique est "simple", elle consiste à déformer les objets géographiques en fonction de l'importance de certains critères. La carte n'est plus alors une représentation de la réalité mais une représentation de la réalité du phénomène lui-même. On trouvait encore peu de représentations sur le web mais avec le développement du support de Topojson dans D3, cela devient presque facile. Vous pouvez ainsi admirer une démo pour les USA, l'Italie et enfin la France plus récemment. Le code source est disponible dans les trois cas. Nous ne citerons que la source de l'exemple français.

D3 continue sa montée en puissance#

logo D3

Pour illustrer nos propos, nous vous proposons une série de démos. La première est celle d'un pseudo "globe" dont la position est synchronisée avec un représentation projetée. On continue ensuite avec une série de mini-cartes animées de la sécheresse par année et pour un même mois. Toujours avec de l'animation, si vous vous souvenez de vos cours de géologie dans une autre vie, la Pangée est l'état de la croûte terrestre avant la dérive des continents. Ainsi, des géologues se sont amusés à reconstituer cette évolution en utilisant D3. Vous pouvez trouver le code Github et la démo de cette Pangée. Si vous avez fait de la cartographie, les légendes sont rarement réussies, mais D3 propose maintenant d'obtenir des légendes par symboles proportionnels vraiment sympathiques. Allez sur cette autre démo encore bluffante au regard des légendes dans OpenLayers ou Leaflet. Enfin, on termine avec une nouvelle démo, fusion de D3 et Leaflet nommée Crosslet qui met en avant les diagrammes combinés à l'analyse thématique dans D3 et l'interaction cartographique de Leaflet.


Divers#

SIG "Open" ou "not Open", telle est la question#

logo Esri

Cette semaine, j'ai suivi avec attention sur Twitter les réactions à cette annonce d'ESRI qui met en avant les "projets" ESRI Opensource... ou annoncés comme tels. De mon point de vue, ce qui est intéressant, c'est de faire la différence entre ce que certains qualifient d' "open community" et l'open source classique. On a d'une part un éditeur de solutions plus ou moins sympathiques (question de point de vue mais je vais éviter le troll, utilisant du propriétaire et de l'opensource) avec un noyau d'applications propriétaires (ArcGIS et ArcGIS server surtout). Auparavant, les scripts étaient hébergés puis partagés sur http://arcscripts.esri.com. Maintenant avec l'apparition de http://esri.github.com, le système de versions centralisées doit permettre aux utilisateurs ESRI de contribuer aux applications satellitaires...

On est clairement dans une logique de "communauté ouverte" mais certainement pas open source : on ne peut toujours pas s'affranchir de la partie propriétaire, ne serait-ce que pour réaliser une simple carte. Par ailleurs, le partage des ressources reste fortement contrôlé par ESRI. Cette opération s'ancre dans la feuille de route globale de la firme qui consiste à évoluer d'une organisation articulée autour de la bureautique vers un modèle de plate-forme web et donc, à terme, dans le "cloud". Stratégie déjà amorcée lors de la conférence ESRI de l'an dernier et relayée via les blogs officiels : billet ArcOrama.

A l'inverse dans l'open source, la liberté de partager le code est la base sur laquelle repose la communauté. Les prestataires se rémunèrent sur les services ou les applications réutilisant de l'open source comme composant. Cette différence fondamentale dans la philosophie du partage et de la réutilisation libre du code fait qu'on peut utiliser les fonctionnalités principales de façon totalement indépendante d'une solution logicielle. On en revient (pour ceux qui ont oublié) à la différence fondamentale de coût d'accès initial entre l'open source et le propriétaire qui fonde pour nous cette différence entre "open community" et open source.

Même si nous opposons a priori les deux concepts en théorie, dans les faits nous constatons de plus en plus que pour résoudre des problématiques l'essentiel reste de trouver les solutions adaptées aux besoins et ce sont bien souvent des solutions mixtes qui permettent d'y répondre au mieux finalement. N'hésitez pas à partager votre vision en commentaires sur ce point de vue, le débat est ouvert !!!

L'OSGeo a 7 ans#

logo OSGeo

La fondation OSGeo atteint l'âge de raison. Eh oui, 7 ans déjà ! L'annonce a été faite par Jeff McKenna sur la liste de discussion. Il mentionne quelques stats impressionnantes, notamment le nombre de nombre de "mailing lists", 195. Joyeux anniversaire donc à l'OSGeo ! D'ailleurs si vous êtes en Gaule en juin prochain, ne manquez pas FROG, la journée de conférences qui sera dédiée à la géomatique libre francophone. Il y aura également un code sprint pour ceux qui aiment la pizza, le café et le code ! Consultez donc le site officiel bien sympathique de l'évènement : http://frog.osgeo.fr/.

Faire de belles cartes avec R#

logo R

On ne le répétera jamais assez, mais R est vraiment un langage formidable ! Néanmoins, pour des cartographes, cela peut être assez déroutant surtout quand nous souhaitons faire de belles cartes. Afin de vous prouver que cela est tout à fait possible, nous vous invitons à consulter cette discussion sur Gis StackExchange.

Des portraits sur des cartes#

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Étant totalement dénué de talent artistique, je reste à chaque fois ébahi par l'imagination de certaines personnes. Le dernier en date, Ed Fairburn qui détourne des cartes pour y faire apparaître des visages. J'aime assez et vous?

Ed Fairbun visage

source : La boite verte

Jeu Converse basé sur Street View#

logo Google StreetView Pegman

Les marques Converse et FootLocker ont créé un petit jeu basé sur Google StreetView et son API : Street Ready. Il s'agit d'un petit jeu de piste où il faut retrouver les différents marqueurs dans 3 aires de jeux différentes (Londres, Paris et Milan). Il y a parfois des surprises comme un morceau de musique gratuit à télécharger par exemple. Rien de vraiment excitant mais un design sympa et c'est idéal pour débrancher le cerveau en fin de semaine...ou en fin de rédaction de revue de presse 😉 !

État des lieux de la géomatique en France#

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Pour terminer cette revue de presse, nous souhaiterions que vous preniez cinq minutes avant de partir en WE pour répondre à ce questionnaire sur les métiers de la géomatique et de l’information géographique. Celui-ci fait suite à une première série d’enquêtes réalisées en 2003 et 2005. Mais depuis, le visage de la géomatique en France a changé. Selon vous à quoi ressemble-t-il en 2013 ? Pour le savoir, il n'y a qu'une seule chose à faire : PARTICIPEZ 🙂 !

Pour plus de détails, le mieux est de consulter l'annonce officielle parue sur Georezo.


En bref#

  • Geoserver 2.3 beta est sorti.
  • Comme d'hab, jamais l'un sans l'autre, GeoTools sort en version 9.0 beta 1.
  • Une autre beta 1, celle de MapGuide 2.5.

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