21 déc 2015

C'est aujourd'hui l'avant-dernière revue de presse de l'année. Et elle est la preuve que le monde bouge. En atteste cette émission "sur les épaules de Darwin" qui vous plongera au coeur de la tectonique des plaques, cet "état", Daesh, dont on se demande comment le représenter tellement il multiplie ses formes, les résultats des élections regionales pour lesquels on se pose des questions de couleur des partis sur les cartes. 

Et puis il y a aussi ce QGIS que l'on confronte aux logiciels propriétaires. Quand le continent du libre se frotte aux mastodontes, en quelque sorte.

Vous serez peut-être tentés de positionner du bâti sous OpenStreetMap. même si les continents se déplacent, certes, à un rythme infinitésimal.

Pourtant, quand on regarde la Terre sous Google Earth, voire son ancêtre TerraServer, tout semble si immobile. Et quand on affiche le diagramme des classes de QGIS de Thomas, les choses les plus complexes semblent si simples.

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Logiciel

Diagramme de classes de l'API de QGIS

Pour avoir un tout petit joué avec L'API de QGIS,il n'est pas simple de s'y retrouver... Mais grâce au travail d'un des membres de GeoTribu (merci Thomas Gratier :D), cela devrait être maintenant plus simple à l'aide de ce diagramme de classes de l'API de QGIS. Bon le fichier étant difficilement lisible sur un format site web, je vous laisse le soin de le télécharger et de faire remonter vos commentaires/remerciements à Thomas !

Représentation Cartographique

Cartographier Daesh

Un article paru dans medium, interroge les façons de représenter l'Etat Islamique dans les cartes diffuées dans les médias. Et l'on sait bien que ces cartes prolifèrent, prenant des formes différentes.

En gros, deux visions s'affrontent, emblématiques des mondes qui les soutiennent. D'un côté, les médias occidentaux représentent Daesh sous la forme d'une araignée menaçante. De l'autre, l'Etat Islamique porte une représentation plus traditionnelle de son "Etat" avec ses provinces, ses unités administratives.

L'effet est du coup différent. Dans le premier cas, l'unité de Daesh peut être discutée. De l'autre, sa présence est assise de façon ferme.

L'auteur de l'article prend bien soin de préciser que les éléments de contexte ont leur importance, de même que les façons de les représenter. Certaines cartes figurent les champs de pétrole, les axes de transport, les zones de contrôle, d'attaque, de soutien, les corridors. Concernant ces derniers, certains les représentent avec des traits pleins, d'autres des traits pointillés, ce qui ne donne pas le même effet.

Aussi, il précise bien qu'il est facile de mettre en relation les zones densément peuplées comme la vallée fertile de l'Euphrate et le positionnement de Daesh.

Aussi, le rayonnement de Daesh diffère selon que l'on inscrit son territoire sur une carte figurant l'Irak, l'ensemble du monde arabe, voire le Nigéria.

A l'heure où la restauration d'un climat sain, le raisonnement de populations enclines aux émotions les plus vives sont de mise, l'auteur regrette que l'on verse plus dans des cartes icôniques plutôt que des cartes permettant de bien saisir les enjeux.

Source : medium

Le casse-tête des couleurs de partis sur les cartes électorales

Un article de Slate interroge la façon de représenter le Front National sur la carte.

Selon Alain Mercier, professeur à l'université de Panthéon-Assas, "La couleur choisie pour le FN n’aura pas nécessairement un impact sur la représentation que l’on se fera du parti. Mais cela montre que la représentation de ce parti est en train de changer, et que les médias intègrent ce changement."

Comment représenter tous les partis sur une carte avec des couleurs bien distinctes ? Certaines couleurs sont historiques, comme le bleu pour les républicains, le rouge pour les communistes. Il y a le vert pour le parti écologiste. Mais du coup, si on met du bleu marine au FN, ce dernier rejoint le parti républicain. Alors, si on choisissait des couleurs hors du spectre traditionnel ? Mais bon, en fait, c'est pas si simple que ça : plus d'infos sur Slate.

roadstouvousvoulez

La semaine dernière, nous vous parlions du projet roadstorome visant à savoir si toutes le routes menaient à Rome. Vous trouverez sur la plateforme de la communauté wolfram le post d'un programmeur qui détaille comment il a obtenu la même chose pour Lyon. Le code est en Mathematica. Certaines fonctions semblent exécutées directement qsur le serveur wolfram. Les étapes sont détaillées si bien qu'on peut aisément reproduire la chose sous un autre langage.

Plus loin, dans les échanges qui se poursuivent entre l'auteur et les développeurs béats d'admiration, l'auteur donne en plus la solution qui se cache derrière le produit du studio moovellab d'empreinte mobilité.

Ben dis donc, Noël c'est en effet bientôt !

info relayée sur twitter par Arthur Charpentier alias freakonometrics

Divers

L'heure de gloire de Terra Server, l'ancêtre de Google Earth

Dans les années 90, c'est dans un ordinateur de 14m de haut 8 m de large que logeait l'ensemble des images satellites de TerraServer, la toute première carte de la Terre et la plus grande base de données, à l'époque, du monde.

Dans cet article de Motherboard, on apprend qu'étrangement, Microsoft ne s'intéressait pas à l'information géographique en tant que telle, mais qu'elle semblait s'appuyer sur cette base de données pour prouver l'efficacité de ses prduits SQL. A l'époque, Microsoft cherchait en effet une base de données gigantesque de plusieurs téras sur laquelle éprouver ses requêtes. D'ailleurs, elle songeait en premier lieu aux transactions boursières.

C'est l'époque post guerre froide, avec la déclassification d'images satellites, y compris russes, qui aura permis de constituer Terra Server.

La remarque de Barclay, créateur de Terra Server, citée dans l'article est assez cocasse : « Pour résumer, “Terre ronde, écran plat“, c’est très, très chiant à gérer. » Il utilisera alors des mosaïques découpées avec une techno appelée TerraCutter. Ce côté mosaïque, avec une adaptivité selon l'échelle, est finalement proche des technologies de tuilage actuelles.

A l'époque, Terra Server a suscité à la fois l'admiration et la paranoïa des américains qui pouvait alors voir leur maison depuis l'espace. L'existence de la plateforme a été maintes fois relayée dans la presse : NY Times, Newsweek, USA Today. L'affluence, sur la plateforme, était énorme au lancement avec plusieurs dizaines de millions de visiteurs par jour.

Alors que Microsft se désintéressait de cette information, ce n'est pas le cas de Google. De Terra Server, il ne reste plus grand chose. Keyhole s'est fondée sur cette technologie afin de créer, en 2003, Earth Viewer. Keyhole sera rachetée en 2004 par Google qui créera son fameux Google Earth.

Source : Motherboard

 

Stage chez Orange pour l'évaluation de Qgis par rapport à ArcGis

Votre mission (si vous l'acceptez, tiiiiin, tin, tin, tin, tiiiiin, tin, tin tin...) consiste à évaluer une offre OpenSource (Qgis) de la conception à la publication de carte. Au delà de ce comparatif lui même, c'est une offre de stage très complète avec à la clé de bonnes compétences à acquérir. Pour postuler il faut se rendre sur le portail jobs d'Orange. Attention date limite de candidature fixée au 4 Janvier.

Makina Corpus : cartographier des bâtiments dans OpenStreetMap

Bien que la vocation de GeoTribu ne soit nullement d'être un recueil d'offres de stage ou d'emploi, nous ne résistons pas à l'envie de vous faire partager celle parue sur le site Géorezo. Makina Corpus qui est à l'origine de cette offre recherche en CDD un expert OpenStreetMap pour aider à la digitalisation des bâtiments. Si vous souhaitez marquer quelques points lors de votre entretien, n'hésitez pas à mentionner ce billet paru récemment sur le blog de MapBox :)

Á la découverte des temps géologiques

Un point Science pour finir cette revue de presse. Notre terre est en perpétuelle évolution, la tectonique des plaques participe continuellement à de ces évolutions en modelant les paysages terrestres. Avec son émission sur les épaules de Darwin, Jean Claude Ameisen nous plonge dans cette merveilleuse histoire géologique terrestre. Il revient sur la théorie de la dérive des continents et  le rôle prépondérant de la cartographie pour comprendre les principes de la tectonique des plaques.  Laisser vous porter par la magnifique voix de Jean Claude Ameisen pour découvrir  le cheminement scientifique ayant permis de comprendre le fonctionnement de la dérive des continents.


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