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16 nov 2012

News.png Cette semaine une large part de notre revue de presse est faite aux sorties de la semaine. En effet, plusieurs nouvelles particulièrement importantes sont à signaler comme l'arrivée de la version 6.2 de MapServer ou encore le renouveau de FeatureServer. Une fois ces nouveautés digérées, je vous propose une petite réflexion sur la sortie de Here, la nouvelle plateforme cartographique de Nokia. N'oublions pas également l'appel aux dons lancé par OpenLayers, il est toujours temps de participer. Enfin, terminons par quelques trouvailles comme ce comparatif avant/après de l'ouragan Sandy ou encore cette infographie de l'Ordonnance Survey. Bonne lecture !

 

Sorties de la semaine

out_med.pngUn package pgRouting pour PostgreSQL 9.1, 9.2 sur Redhat Fini la fastidieuse tache de compilation de pgRouting si vous êtes sur Redhat ! Avec cette version packagée l'installation sera dorénavant des plus facilitée pour les utilisateurs de cette distribution linux. Source : BostonGIS .

 

qgis.pngNouvelle version de Lizmap Web Client Cette semaine, une nouvelle version de Lizmap Web Client est sortie. Pour rappel, Lizmap Web Client est un framework cartographique permettant de créer des applications créées à partir de QGIS. Celle-ci apporte bien évidemment de nouvelles fonctionnalités comme des popups enrichis ou encore d'attacher des documents. Mais, la grande nouveauté est la prise en charge directe des plateformes mobiles. Pour plus de détails je vous laisse consulter l'ensemble des modifications.

 

MapServer 6.2 La version 6.2 de MapServer vient de sortir. Beaucoup de nouveautés sont au programme mais la plus importante est certainement l'intégration de TinyOWS 1.1 et de MapCache 1.0, qui représente un premier pas vers une "MapServer Suite". La liste complète des nouveautés est à consulter ici et plus d'informations sont disponibles sur le site d'Oslandia.

 

FeatureServer revient sur le devant de la scène Lorsqu'il s'agit de faire des services REST, bien avant Mapfish, il existait une autre bibliothèque: FeatureServer. Depuis quelques temps, le site était en désuétude. En fait, le projet se refaisait une santé. Ainsi, vous pouvez ajouter, modifier des objets géographiques avec OpenLayers ou Leaflet mais la gamme de possibilité s'est étendue. Vous pouvez effectuer cette opération soit avec REST, soit avec du WFT-T. Pour en savoir plus, allez sur le site officiel

 

leaflet_upic_bigger.pngUne mini map pour Leaflet Plébiscité pour sa simplicité, il n'en reste pas moins que certaines fonctionnalités manquent à Leaflet. l'une d'entre elles étaient notamment la possibilité de disposer d'une mini-map associée à sa carte principale. Mais, cette absence est maintenant comblée grâce à Robert Nordan. Le code permettant de créer une mini-map pour leafletainsi qu'un exemple est disponible sur son github.

 

Côté client

OpenLayers.pngComparatif d'images avec OpenLayers Il existait déjà des applications similaires (voir notamment le plugin before/after de jquery) mais rien de similaire pour OpenLayers. Cela est maintenant de l'histoire ancienne avec le contrôle Swipe imaginé par Bjorn Harrtell. Normalement cet ajout ne sera pas directement ajouté à la librairie mais téléchargeable en tant que addin.

 

Renouveau de la cartographie pour Nokia avec Here Depuis le rachat de Navteq par Nokia, les évolutions avaient été assez rare. La firme préférant à mon avis consolider ses acquis. Mais, les ambitions de Nokia sont beaucoup plus vastes comme le prouve le lancement cette semaine de la plateforme Here. Côté fonctionnalité et interface, pas de grandes surprise, on y retrouve canons du genre. A l'heure actuelle, seule la version mobile (développée en html5) est disponible. Néanmoins des kits de développement pour Android et Apple devraient être disponible début 2013.

Bon la revue du produit étant terminé passons à l'analyse. Même si le produit est globalement bien réalisé, on est tout de même loin de la révolution évoquée par le communiqué de presse dans lequel il est spécifié que Here fournira les meilleures cartes au monde ainsi que la meilleure expérience de géolocalisation (traduction de "deliver the world's best maps and location experiences"). Ils y vont pas de main morte sur les superlatifs chez Nokia. Deuxième constat, en me documentant sur Here, j'ai parcouru différents blogs et annonces de presse qui pour la plupart titraient des choses dans le style "Nokia concurrence Google Maps". Je comprends que la tentation soit facile de comparer les deux produits mais, à mon sens, la bataille est perdue d'avance. Apple à essayé, Amazon aussi. Mais la firme de Mountain View à pour le moment une longueur d'avance du fait que dans la tête de la plupart des consommateurs cartographiques carte = Google Maps. Cela restera ainsi tant que l'une des firmes concurrentes n'apportera pas une fonctionnalité qui viendra bouleverser les habitudes. En quelque sorte l'évolution par l'innovation. Enfin dernier petit élément qui m'a fait sourire, la possibilité pour les utilisateurs de modifier les informations de la carte. Là encore, rien de nouveau. OpenStreetMap, Google Maps, l'IGN et bien d'autres le proposent déjà. Le tout est de savoir si ils réussiront à créer une communauté suffisante afin de rendre ce service pérenne et utile.

Petite conclusion, un peu hors sujet, mais à mon sens le seul acteur crédible aujourd'hui face à Google Maps est le projet de cartographie communautaire OpenStreetMap. C'est le seul à avoir su proposer une véritable révolution des modes de production, des usages et des outils. Le seul point faible est le manque de structures économiques et industrielles qui permettraient une pleine exploitation de la base de données.

 

OpenLayers 3.0 Oui, je sais ce que vous allez me dire, encore OpenLayers 3.0.

. Cela fait plusieurs semaines que nous en parlons mais il faut dire que cette future version va potentiellement bousculer de nombreuses habitudes cartographiques. Je ne reviendrais pas sur l'intégration de la 3D ou des closures, cela a déjà été abordé la semaine dernière. Je souhaiterais cette fois m'attarder sur un point que je n'avais pas noté et dont j'ai appris l'existence dans le dernier billet paru sur le blog d'OpenLayers. Il s'agit tout simplement de la création de point d'extension permettant de coupler, ou du moins, de faire dialoguer OpenLayers et LeafLet. C'est ça que j'aime dans l'open Source, oui il y a de la compétition mais elle est bénéfique à tous ! En attendant que cette version devienne une réalité, sachez qu'un appel aux dons a été lancé. Alors si vous aussi vous souhaitez participer à cette formidable aventure,n'hésitez pas à verser quelques euros. 30% de la somme a pour le moment été réunie, nous avons donc besoin de vous ! Si vous utilisez au quotidien cette librairie, n'hésitez pas à aider le projet !

Divers

grass.pngGrass fait peau neuve Vous trouvez Grass un peu austère ? Sachez que de nombreux travaux sont en cours pour dépoussiérer l'image d'un des plus fameux logiciels SIG Open Source. Bien évidemment, un gros travail porte sur l'interface elle même, mais aussi sur d'autres aspects comme notamment le site du logiciel. Une toute nouvelle version de celui-ci est désormais disponible. Plus aérée, plus claire et surtout aux couleurs de l'OSGEO !

 

Sandy Avant / Après Le New York Times a mis en place cette interface cartographique qui permet de voir les (nombreux) dégats causés par l'ouragan Sandy, le long des côtes du New Jersey. Ce genre de carte est tres parlant et se prête tout a fait aux comparaisons avant / après catastrophe. D'ailleurs le New York Times l'avait deja utilisé pour illustrer les dégats du séisme du Japon de mars 2011. La prochaine fois, ils utiliseront peut être OpenLayers.

 

Sandy Avant / Après Le New York Times a mis en place cette interface cartographique qui permet de voir les (nombreux) dégats causés par l'ouragan Sandy, le long des côtes du New Jersey. Ce genre de carte est très parlant et se prête tout a fait aux comparaisons avant / après catastrophe. D'ailleurs le New York Times l'avait deja utilisé pour illustrer les dégats du séisme du Japon de mars 2011. La prochaine fois, ils utiliseront peut être OpenLayers.

 

Évolution de la sémiologie graphique chez l'Ordonnance Survey Plutôt que de vous faire un long discours je vais tout simplement vous laisser contempler cette superbe infographie chronologique qui retrace l'évolution de la sémiologie graphique utilisée par l'Ordonnance Survey.

 


Source : Ordonnance Survey

Business et géolocalisation Terminons notre revue de presse par une séance cinéma avec cette semaine comme acteur principal Monsieur Ed Parson. Cette vidéo que je vous laisse découvrir a été réalisée pendant le PinPoint :

 

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GeoTribu

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Commentaires

OSGEO s'écrit OSGeo

En effet, c'est corrigé !

"Le seul point faible est le manque de structures économiques et industrielles qui permettraient une pleine exploitation de la base de données."

En fait ceci est une conséquence du réel point faible - mais qui est aussi un atout sous un certain angle - d'OpenStreetMap : l'incertitude juridique sur l'utilisation des données dans un contexte «réel». C'est bien évidemment lié à la licence ODbL et à la notion très complexe de produit dérivé.
Espérons que l'usage ou des études spécifiques seront faites pour clarifier cet obstacle majeur empêchant l'avènement de structures économiques permettant une exploitation plus riche de ces données, et son enrichissement.