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09 mar 2012

News.png Je ne sais pas si c'est le début des élections ou la remontée du thermomètre qui nous rend si vindicatifs, mais voici une revue de presse un brin acide. Commençons néanmoins avec quelques douceurs cartographiques grâce à Kartograph et Processing, continuons avec la personnalisation d'OpenLayers ou encore la possibilité de visualiser de manière interactive des projections. Enfin, chaussons les rangers, le treillis et partons défendre l'OpenSource/Open Data avec ce billet sur l'utilisation abusive d'OpenStreetMap par Apple. Allez c'est parti ! Bonne lecture :)

 

Sorties de la semaine

De belles cartes avec Kartograph Je me souviens encore de mon émerveillement lorsque j'ai vu pour la 1ère fois des cartes réalisées avec Mapnik. J'avais été à l'époque bluffé par la qualité et le rendu final. Tout récemment, j'ai retrouvé ce même sentiment en découvrant kartograph. Ce framework composé d'une partie python et d'une partie javascript (s'appuyant sur jQuery et RaphaelJS) vous permet de créer des cartes interactives et surtout personnalisées. Bien que de l'aveu même de l'auteur, Gregor Aisch, ce travail a été guidé par les besoins des journalistes et des designers, nous pouvons facilement l'utiliser dans une cartographie plus "classique". Pour vous en convaincre, je vous laisse jeter un coup d'oeil aux démos disponibles. Pour le moment, je ne vous en dis pas plus, car j'espère trouver un temps ce WE pour m'amuser avec ce framework et vous proposer un billet plus complet.

 

Rendus cartographiques avec Processing Processing est un language de programmation basé sur Java qui permet de créer de superbes visualisations et animations interactives. Cette semaine, nous avons vu passé beaucoup de frameworks et librairies relatives à ce langage avec des cas exemples d'applications cartographiques. Ainsi, nous vous présentons unfoldingmaps.org qui consomme des tuiles Mapnik par exemple. Vous pouvez aussi regarder du côté de "GI Centre Geomap" avec ces exemples. Pour des exemples plus graphiques, mais à priori exploitables en cartographie, allez sur ce portfolio.

 

MyGeoCloud A la liste des services (CartoDB, GisCloud, etc.) vous permettant de créer votre application cartographique dans le "cloud", il faut dorénavant ajouter MyGeoCloud. Ce service web sécurisé vous permet d'importer et de spécifier la symbologie de vos données pour ensuite les exporter en WMS ou WFS. Les technologies utilisées sont toutes OpenSource avec notamment Postgis pour le stockage, Mapserver comme serveur cartographique ou encore GeoExt pour l'interface. D'ailleurs, le code source de l'application est disponible sur GitHub. Au-delà de l'aspect technique, le seul point noir que j'ai noté c'est l'absence de point de contact mise à part une adresse mail. Difficile de savoir qui est à l'origine de ce projet. Pour le moment, et même si je pense que cela viendra, aucune indication de prix ou d'abonnement ne sont précisées. Un projet à suivre.

 

qgis.pngDu WFS pour QGIS Server Il y a quelques temps nous vous avions présenté QGIS Server ainsi que le projet LizMap développé par la société 3liz qui permettent de transformer votre QGIS en serveur cartographique web. Néanmoins, jusqu'à récemment, seule la norme Web Map Sevice (WMS) était implémentée. Mais grâce au travail de 3Liz, QGIS Server a désormais une nouvelle corde à son arc puisqu'il est capable de servir du WFS. Pour plus de détails, je vous laisse consulter l'annonce officielle.

 

Une librairie PHP en plus pour la cartographie Aussi étonnant que cela puisse paraitre, les librairies spatiales en PHP sont assez rares. Que feriez-vous alors si vous aviez besoin de connaitre la distance sphérique entre deux points ? Non, ne vous jetez pas tout de suite sur votre éditeur préféré afin de pondre votre bout de code puisque nous avons récemment appris l'existence de la librairie Spherical Geometry. Celle-ci dispose de nombreuses méthodes vous permettant par exemple de calculer une aire (sphérique) ou encore de connaitre l’azimut d'un point par rapport à un autre.

 

OpenStreetMap

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngApple dégaine OpenStreetMap...comme un amateur Commençons cette série OpenStreetMap par une news en demi-teinte mais qui a néanmoins fait le buzz : l'utilisation d'OpenStreetMap par Apple ! Ces derniers temps, nous vous parlons de switch2osm régulièrement, le principe consistant à quitter Google Maps pour utiliser OSM. Différentes compagnies ont franchi le pas (Dont Foursquare). Cette semaine, c'est Apple qui s'y colle en fournissant des tuiles OSM pour son application Iphoto. L'annonce à même été officiellement relayée par la fondation OSM.

Malheureusement, il semble y avoir encore "quelques ratés à l'allumage". Plusieurs points négatifs ont notamment été soulignés par James Fee de WeoGeo. Tout d'abord et c'est peut être là le plus important, il n'est aucunement fait mention de la source des données, ce qui est pourtant obligatoire. Deuxièmement, et je vais être un peu acide, mais non content de spolier NOTRE travail communautaire, il ne sont même pas capables de l'exploiter correctement. Pour vous en convaincre, il vous suffit de lire le billet de Alastair Aitchison où les erreurs de représentation sont flagrantes. Enfin, cerise sur le gâteau, les données utilisées datent de... 2010. Oui, oui 2010 vous avez bien lu. En même temps, ce n'est pas comme si un planet.osm était généré chaque jour... Pour vous en convaincre, n'hésitez pas à consulter ces deux applications (ivan sanchezortega, refnum) qui proposent la visualisation des données OSM et (OSM) Apple et aussi notre petite capture d'écran. Et ô miracle, vous avez vu ? nous avons même pris la peine d'ajouter la source de nos données sur l'image !

La question que je me pose et que James Fee également d'ailleurs, c'est pourquoi la communauté OSM est si prompte d'habitude à monter au créneau dès qu'il y a une exploitation abusive des données et là... rien ! Bien évidemment, c'est un partenaire de poids et le politiquement correct est de rigueur. Mais tout de même, il ne faut pas oublier qu'OSM est une oeuvre collaborative alimentée par le travail de chacun d'entre nous. J'ai envie de me battre pour ce projet et j'essaye de le faire avancer chaque jour. Mais j'attends (nous ?) autant des membres de la fondation. Bon allez, j'arrête mon petit coup de gueule de la semaine, vous allez voir qu'ils vont réussir à faire monter ma tension ! Néanmoins, je dois avouer qu'il y a parfois des choses qui me mettent hors de moi !

comapre_osm_apple.png
Comparaison des données OpenStreetMap et (OpenStreetMap) Apple

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngOpenStreetMap et FreeMind.

Connaissez-vous FreeMind ? Il s'agit d'un logiciel permettant de réaliser des cartes heuristiques. Derrière le mot carte, nul rapport avec la cartographie classique (quoi que !) mais un moyen d'organiser vos idées d'une manière beaucoup plus proche de votre façon de penser. Cette manière de faire peut s'appliquer à tout, de la prise de note lors d'une réunion jusqu'à ma bibliographie de thèse. L'idée des cartes heuristiques repose sur la création de concepts qui peuvent être ensuite regroupés ou complétés. Vous pouvez ajouter des images, des icônes et, je viens de le découvrir, des cartes basées sur OpenStreetMap. Pour plus de détails, je vous laisse le soin de consulter la vidéo ci-dessous :

Freemind 1.0.0beta et ses liens avec OpenStreetMap from Franck Maintenay on Vimeo.

 

OSM, météo et plus Certains sont venus à la cartographie à cause de leur attrait (je pense à un certain @ratzilla). Nous en profitons donc pour mettre en avant un projet vraiment impressionnant : tout est opensource, les logiciels météo, les données récoltées et l'interface cartographique utilise OpenStreetMap. Si vous voulez pousser l'expérience plus loin encore, passez à Arduino et faites votre propre station de mesure. Ce sera de l'approche intégrée. En "off", si vous voulez comprendre Arduino, regardez aussi du côté de la tendance DIY poussé par les fanatiques de l'électronique, des artistes au sens large et aussi par la dynamique opensource.

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngOpenStreetMap, une chaîne de traitements dans OSM Nous avions dans nos projets de faire un tutoriel de mise à jour automatique de la base OSM pour extraire des informations locales. N'ayant pas trouvé le temps encore pour cela, nous vous proposons de consulter cet exemple qui s'occupe d'extraire les ponts et de mettre à jour la base de données. Le processus est plutôt intéressant. Il s'appuie sur PostGIS, Osmfilter, Osmconvert, Osmupdate et Osmosis principalement. Il faut reconnaître que le tutoriel bien que clair nécessite de ne pas être effrayé par la ligne de commande.

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngDes cartes libres pour qui? Profitant de l'article précédent, nous en profitons pour faire une digression sur "la problématique de la carte pour tous?" sur la liste OSM qui reprend un peu celle déjà soulevée sur la séparation entre citoyen et crowdsourcing. Merci à Gilles Bassière pour le lancement du débat. Ce débat nous a aussi renvoyé à quelques lectures récentes sur le fossé entre programmeurs et utilisateurs finaux dont celle-ci sur le design ou bien sur "l'usabilité" (avec une critique de Quantum GIS, non partagée pour ma part) . Nous ne prétendons pas détenir la vérité, comme d'habitude exercez votre esprit critique.

 

Côté client

OpenLayers.pngQuelques nouveautés sympas de OpenLayers Marre des affreux boutons bleus d'OpenLayers ? Par défaut ces derniers seront désormais gris. Mais, sachez que vous pourrez également très facilement les personnaliser comme le prouve cette démo. Un petit coup d'oeil au code montre qu'il suffit d'inclure l'id css de notre contrôle lors de sa création et de spécifier ses propriétés de style. L'objectif des développeurs d'OpenLayers de passer le maximum d'élément en CSS est je trouve une très bonne idée. Cela permettra à chacun de personnaliser comme il le souhaite son interface. En dehors de la personnalisation des boutons, des nouveautés apparaissent au fur et à mesure. On les découvre souvent par hasard au détour d'une démo. Ainsi, nous vous proposons de passer vos tuiles OSM en gris dans le navigateur (Attention, il faut un navigateur récent car c'est canvas qui est utilisé). Le concept nous a paru intéressant : pensez à ceux qui doivent imprimer sur copieur noir et blanc et qui ont une carte illisible. Avant, il fallait passer par Wax pour utiliser le système UTF-grid qui permet d'avoir des infobulles avec un système de grilles raster. Lors d'un récent code sprint OSGEO, du nouveau code a été développé pour le faire fonctionner en natif. Voici une démo.

 

Quelques outils pour admirer des projections de manière interactive Avec la sortie de Kartograph déjà mentionnée, nous avons pu apprécier une démo permettant de varier les projections, nous vous en proposons deux autres démos, de la société Development Seed (qui fait les produits TileMill et Mapbox) qui permet de customiser tous les paramètres de la projection. Nous vous proposons aussi une démo de projections s'adaptant à l'échelle (traduction de "scale adaptive projections" si ça vous parle mieux). Jouez et découvrez ce dernier cas.

 

Divers

Les alternatives libres à Google Maps Eh oui désolé de vous décevoir vous afficionados de Google Maps, mais il existe des solutions tout aussi performantes et complètements libres. Pour vous en convaincre, le mieux est de consulter la présentation effectué par Mathieu Leplatre de la société Makina Corpus dans le cadre d'un petit déjeuner cartographique organisé à Toulouse par cette même société. L'essentiel des informations nécessaires pour comprendre l'écosystème (j'entends déjà Richard Stallman grincer des dents cf mots interdits) Open Source est réuni. Mais, fervent défenseur d'OpenLayers, je dois également prendre mon bâton de pèlerin et nuancer certains constats. En effet, de la slide 19 à la slide 21 l'auteur compare 3 librairies existantes à savoir : OpenLayers, ModestMapsJS et Leaflet. Concentrons-nous sur OpenLayers et leaflet. Sur les 5 points négatifs reprochés à OpenLayers, je pense que certains méritent une correction ou un éclaircissement : 1) Tout d'abord le poids de la librairie OpenLayers est à mettre en correspondance avec les fonctionnalités disponibles. De plus, en fonction de vos besoins, vous avez la possibilité de compiler votre propre version d'Openlayers en n'incluant que les classes uniquement nécessaires. D'un autre côté, Leaflet possède moins de fonctionnalités et elle est donc par extension plus légère. Attention, je ne critique aucunement ce dernier projet dont la qualité du code est admirable. Mais j'effectue un simple constat. 2) Il est fait également mention du nombre (8) de tuiles chargées par défaut par OpenLayers. Même si cela était vrai avant la version 2.11, ce comportement pouvait être facilement modifié lors de la création de votre couche grâce au paramètre buffer. De plus, les nouvelles versions d'OpenLayers ont par défaut une valeur de buffer à 0. C'est donc pour moi, un faux point négatif. 3) Le dernier point qui m'a surpris est la mention de GeoExt. J'avoue ne pas avoir compris ce que venait faire cette information dans les points négatifs. Bizarrement, j'aurais plutôt vu cela comme un point positif. Mais clarifions tout de même cette information. Ces deux projets, bien que complémentaires, n'en sont pas pour autant complètement indépendants. Vous pouvez très bien utiliser OpenLayers sans GeoExt (l'inverse par contre n'est pas vrai). J'aurais pu également ajouter de nombreux points positifs mais arrêtons nous là. Je ne voudrais pas que mon discours est l'air d'un plaidoyer en faveur d'Openlayers. En effet, mon but ici était de nuancer l'approche présentée. Peut être que cela a était fait dans le discours associé à cette présentation mais malheureusement je n'avais que les slides pour en juger. Malgré ces petites remarques, c'est une ressource dont je compte me resservir lors de prochaines présentations :)

 

Viaduc de Millau Continuons notre série intitulée "la tête dans les nuages" avec cette fois une image du Viaduc de Millau prise par un des satellites pleiades. Pour rappel, les satellites optiques pleiades sont issus d'un projet commun entre notamment le CNES et EADS Astrium. Assurant des missions aussi bien civiles que militaires, ils permettent de fournir des images à 50cm de résolution avec une capacité de revisite quotidienne. La précision est tout de même impressionnante non ?

382-Poster_Viaduc_de_Millau-p.jpg
Src : CNES

 

A propos de l'auteur: 
GeoTribu

Toute l'actualité de la géomatique Open Source ! Mais aussi des tutoriels, des billets de blog, des tests et surtout une bonne humeur géographique !

Commentaires

Zut, j'ai plein de choses à dire sur plusieurs paragraphes. Bon ben tant pis, ça fera un long commentaire.

Coup de gueule pour l'un, eh bien pour moi aussi ! Déjà que traduire "library" par librairie j'ai toujours trouvé ça abusé chez GeoTribu.net, en plus dans une librairie, on achète les fonctions, alors que dans la bibliothèque, on les emprunte (!), mais là même si "usability" n'est pas dans le dictionnaire d'Oxford, le mot "utilisabilité" n'est pas non plus dans le Larousse, mais connu du dictionnaire Firefox :P Un peu de respect pour la langue française :) Et puis l'ergonomie, ça existe toujours et ce n'est pas un gros mot, même si pour un informaticien, ce n'est pas la chose la plus importante (l'informaticien déteste d'abord l'utilisateur qui ne sait pas utiliser son logiciel...).

Pour poursuivre sur la soi-disante absence d'ergonomie de QGIS, même si ce n'est pas un drame et pas un GRASS, chaque remarque de BrainCrunch dans http://braincrunch.tumblr.com/post/17891635090/on-quantumgis-and-user-ex... ne me semble pas excessive. L'article plus général portant sur l'ergonomie des logiciels opensource http://braincrunch.tumblr.com/post/17966252197/usability-and-open-source... est surement plus biaisé par contre. Et puis l'ergonomie et les navigateurs internet, c'est le meilleur contre-exemple à mon avis.

Mais bon, l'ergonomie est une chose qui fâche autant que la performance, voir même la stabilité, autant d'exigences implicites dans n'importe quel contrat, mais qui ne sont pas forcément explicitées par le développeur (Je me rappelle encore de mon programme de pavage de l'Île de France de 100 mètres de côté, durée d'exécution, 14H (après l'appel de la bonne fonction à utiliser, 5 minutes...)). Le SIG bureautique est loin d'être le bon exemple.

Dans la même lignée, la fausse alternative à Google Maps, car :
- Si les premières diapositives montrent des besoins très intéressants, la solution proposée montre tout le contraire de ce pourquoi on commence à vouloir utiliser Google Maps : il faut avoir le serveur web, trouver des données brutes, s'en sortir dans le modèle de donnée libre (anarchique ?), définir une charge graphique, générer des tuiles... Google Maps, c'est une adresse web, on a déjà 90 % du besoin. Pour 5 % du besoin, on jette un oeuil sur les tutoriaux GeoTribu et en quelques lignes on a ce qu'il nous faut.
- Le premier exemple montre le trop vu rendu Mapnik. Les quelques personnalisations de Makina ne sont pas flagrantes en terme de rendu, surtout quand on voit FranceTopo qui n'a plus rien à voir avec le Mapnik par défaut.
- Commencer par descendre Google Maps pour descendre juste après des projets OpenSource populaire, afin de mettre en avant la solution "maison", est-ce efficace ?
- Pourquoi présenter la données OSM qu'à la fin de la présentation (avec le super biais classique de la popularité (mais avec Google Maps, ça revient au même si on active la couche des photos aériennes)) ? Eh bien simplement parce qu'avant d'être une présentation "Google Maps autrement", c'est une présentation "Makina".

Je n'ai rien contre "Makina", et puis on peut toujours reprendre les idées et utiliser ces architectures sans passer par "Makina", mais on est bien d'accord, ce n'est pas le but :) Alors que l'introduction me semblait bien partie, on tombe rapidement dans le cliché, dans le discours pour les convaincus. C'est hélas le reproche que je fais à cette catégorie des technophiles, montrer plus des convictions que des arguments qui répondent à des besoins pratique (retour sur l'ergonomie, la performance, etc.).

Sinon, voir la présentation avec les commentaires après la page 40 pour les explications officielles sur les points négatifs d'OpenLayers.

Sinon, à propos de Kartograph, "bien que de l'aveu même de l'auteur, Gregor Aisch, ce travail a été guidé par les besoins des journalistes et des designers, nous pouvons facilement l'utiliser dans une cartographie plus "classique"", je ne sais pas si c'est forcément quelque chose à "avouer" : La cartographie du journaliste je trouve ça très bien. Une cartographie avec une projection de Fuller, c'est dans le Courrier International que je la trouve de temps en temps. Une carte coloriée au crayon de couleur, comme une cartographie d'épreuve de géographie au BAC, c'est dans le Monde Diplomatique que je la trouve. Je pense que le français moyen va plus souvent voir une carte dans son journal (télévisé ou papier) que dans un SCAN25 imprimé ou sur Google Maps (quoique, je ne compte pas le TOMTOM dans la voiture...).

Par ailleurs, Kartograph impose une utilisation bien particulière du webSIG avec ce point de vue, car mettre en valeur l'absence de tuiles, et donc une génération vectorielle plus adaptée à la demande, est-ce judicieux ? D'abord j'ai été abasourdi par le rendu de la carte de l'Italie, mais par la suite, je me suis rendu compte que la police de caractère jouait beaucoup, ainsi que le jeu des couleurs. Le seul avantage est la possibilité d'avoir un dynamisme comme le petit bateau entre Naples et la Sardaigne :P Sinon, une génération cartographique via du SVG et des feuilles styles, ça reste un SIG qui dessine via le navigateur web, donc à la limite le truc adapté que pour une échelle bien particulière comme peut l'être une carte de journaliste ou de designer :P En tout cas le beau comme l'exemple Kartographer, je suis sûr que Mapnik sait le faire si on a l'idée du rendu, non ? (Pour voir le potentiel de Mapnik, repensons à FranceTopo.fr qui a mis des années avant d'arriver...)

À propos de l'affichage en niveau de gris par OpenLayers, je trouve marrant l'affichage couleurs un dixième de secondes avant l'affichage définitif.

++
Jérôme

p.s : Le lien sur le site du CNES pour le viaduc du Millau est un peu bizarre (une double balise html, pas pratique)...

Merci de nous lire et nous faire ces critiques constructives.
Quelques points d'argumentation à vos commentaires.

Pour les "fôtes" de français mais il n'est pas toujours simple d'avoir une traduction juste de termes "technophiles" et "Larousse" est "dans les choux" sur ce domaine.
Pour utilisabilité, voir Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisabilit%C3%A9 vous verrez que ce n'est pas synonyme d'ergonomie et que le terme existe. Pour "library", toujours difficile selon le contexte de savoir s'il faut parler de framework, librairie ou bibliothèque :) mais Wikipédia semble vous donner raison http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_logicielle

Pour Qgis, même point de vue: le soft est pour moi ergonomique et si on sait lire le manuel en français ultracomplet encore plus.

Pour ce que vous qualifiez de "fausse alternative à Google Maps", nous avons trouvé le contenu intéressant surtout parce qu'il permet d'avoir un aperçu de ce qu'il faut faire pour créer ses cartes. Clairement, si votre truc c'est rajouter trois points ou situer votre commerce, tous les fonds sont très bien (OSM, Google Maps, Bings, Nokia,...). La cartographie n'étant pas limité à cet usage, il est bien de montrer un peu plus loin que Google Maps. La présentation n'est pas 100% objective : oui clairement mais la critique est là pour contrebalancer ;) et nous sommes transparents en donnant le contexte "dans le cadre d'un petit déjeuner cartographique organisé à Toulouse par cette même société"
Pour votre complainte sur il n'y a pas que "le riz et les pâtes" (le fond Mapnik classique) pour paraphraser une certaine pub, nous rappelons l'existence de tuiles OSM alternatives Mapbox Streets, de l'éditeur de tuiles customisé de Cloudmade, des tuiles Acetate. Vous pouvez aussi aller sur le wiki officiel qui fournit quelques liens supplémentaires.
Par ailleurs, je partage votre avis sur la qualité du rendu de FranceTopo: vraiment agréable.

Sur Kartograph, vous avez loupé un truc très, très important: RaphaelJS permet d'avoir un rendu sur tous les IE alors que Mapnik ne rend que du raster et du SVG (pour l'affichage vectoriel). De plus, le fait que ce soit du SVG fait que vous pouvez lire la carte sur support mobile (sauf Android qui ne gère que Canvas). Faites un Ctrl + au clavier sur les démo Kartograph: le zoom est là!!
Vous parlez du rendu Mapnik en comparaison de Kartograph c'est bien pour du statique mais pour l'interactif (survol, clic sur des objets) c'est "bof" car Mapnik ce n'est qu'un moteur de rendu cartographique.
Ne vous trompez pas, je suis un fervent supporter de Mapnik mais comme la présentation de l'alternative à Google Maps ne montre que certaines réponses à des besoins, Mapnik n'adresse qu'une partie des besoins et inversement pour Kartograph. La revue de presse est d'ailleurs là pour donner un aperçu de toutes ces possibilités.
Je signale aussi que le SVG tuilé est dans les "cartons" et que les tuiles vectorielles débarquent (Tilestache ou www.giscloud.com par exemple) donc que le vectoriel pourrait bien revenir concurrencer les tuiles raster classiques.

ThomasG

Je n'ai pas compris d'où vous sortiez le problème d'ergonomie de QGIS, mais s'il y a bien un soft assez ergonomique c'est bien lui je crois. J'ai le plus grand mal à faire ce que je veux avec uDig ou bien gvSIG, et pourtant j'essaye de temps en temps.

Ce n'est pas parce qu'on est meilleur que les pire éléments qu'on est le mieux !

Les problèmes d'ergonomie de QGIS sont décrits dans cet article proviennent de http://braincrunch.tumblr.com/post/17891635090/on-quantumgis-and-user-ex... (voir le paragraphe "Des cartes libres pour qui?"). Pour résumer, l'auteur de l'article trouve que :
- Une interface homme machine, ce n'est pas qu'un tas d’icônes dans des barres d'outils
- Une interface homme machine, c'est aussi des raccourcis claviers (décrits dans les infos-bulles des commandes en question)
- Quand on agit avec une souris, c'est une action bouton ET position du pointeur (exemple pris pour le zoom sur le pointeur et pas le centre de l'image)
- L'utilisabilité, ce n'est pas le potentiel d'une application à être ergonomique, lorsqu'elle est bien configurée. S'il y a une configuration ergonomique, alors c'est celle du logiciel par défaut, pas celle que l'utilisateur doit trouver par lui-même.

Certes QGIS est loin d'être la catastrophe de non-utilisabilité que peuvent être bien d'autres logiciels, mais peut-on faire valoir vraiment une qualité d'ergonomie pour ce logiciel ? C'était le sujet de la discussion...

++
Jérôme