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20 Jan 2012

News.png Cette semaine se termine avec une revue de presse pleine de news. Au sommaire, ne manquez OpenStreetMap appliquée à l'intérieur des bâtiments, la possibilité de réaliser une mission à Haïti pour HOT OSM, les nouveautés OpenLayers, de nouvelles perspectives cartographiques, un diagramme des librairies OpenSource pour le côté client ou encore une présentation des solutions SIG mobiles existantes. Bonne lecture.

 

OpenStreetMap & Open Data

openseamap.pngOooh mon bateau ! Travaillant dans le domaine maritime je garde un oeil sur le projet OpenSeaMap, une déclinaison d'OpenStreetMap qui sent bon le sel marin. Néanmoins, malgré l’intérêt de ce projet celui-ci peine à décoller et les données disponibles sont assez peu nombreuses. Mais, avec un peu de chance le nouveau moteur de rendu Smrender (seamap render) pourrait lui donner un coup de pouce. L'objectif premier de Smrender était la possibilité de créer des cartes maritimes optimisées pour l'impression mais l'auteur précise que cela pourrait s'appliquer à n'importe quel jeu de données OSM. Il reste maintenant à voir la pérennité de ce projet et s l'auteur arrive à fédérer une communauté suffisante pour arriver au niveau de qualité de Mapnik.

 

Cartoparty à Montpellier Vous habitez le département de l'Hérault et vous n'avez encore rien prévu ce WE ? Alors, sachez qu'une cartoparty sur le thème de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite est organisée samedi à Montpellier. Cet événement solidaire a été notamment réalisé grâce à l'initiative d'associations telles que Montpel’libre, le GIHP (Groupement pour l’Insertion des personnes Handicapées Physiques), la FRUL (Fédération Régionale des Utilisateurs du Libre) ou encore la communauté locale OpenStreetMap. Allez, sortez vos agendas, cela se passe le samedi 21 dans le quartier des Beaux-Arts et pour plus d'informations, je vous renvoie au site officiel.

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngOpenStreetMap indoor A l'heure actuelle, la cartographie d'un bâtiment dans OpenStreetMap se résume à un simple polygone de couleur marron/violet. Pourtant, tout comme l’extérieur, ces bâtiments recèlent d'une foule importante d'informations. Néanmoins, plusieurs difficultés existent tant sur le plan technique, que sémiologique. En effet, pour un bâtiment à étage l'information à représenter sera dispersée sur plusieurs niveaux. Comment alors garder une cohérence de lecture. L'expérience réalisée par Marcus Götz de l'université d'Heidelberg montre que cela est réalisable. Pour plus de détails sur la méthodologie utilisée, n'hésitez pas à consulter également ce billet ainsi que la démo associée. Mais plusieurs questions pertinentes sont soulevées comme la manière dont les étages doivent être représentés, les outils à utiliser pour réaliser cette cartographie ou encore le droit à la vie privée. Cette problématique du fonctionnement du SIG pour de "l'indoor" avait déjà été mise en avant de manière caustique sur le blog de Cagey James.

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngHOT OSM Job Vous n'avez rien de prévu entre fin février et fin mars, vous souhaitez donner un coup de main et Haïti vous attire, alors cette offre diffusée par la Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT) pourrait vous intéresser. Lors de cette mission, vous serez amené à réaliser des formations, produire des documents cartographiques, développer des outils ou encore rédiger des documentations. Alors si vous avez une bonne connaissance de QGIS, PostGis ou JOSM, c'est une opportunité à ne pas manquer ! Vos candidatures doivent être envoyées à l'adresse apply@hotosm.org avant le 1er février.

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngR et OSM Vous connaissez certainement la fameuse librairie statistique R et sa possibilité de réaliser des cartes. J'ai souvent vu des exemples utilisant GoogleMaps comme fond cartographique et je ne savais pas qu'il était possible de le remplacer par OpenStreetMap. C'est pourquoi, c'est avec intérêt que j'ai lu le post de gerhi paru sur le site surefoss. L'auteur explique toute la démarche à effectuer et un fichier d'exemple et disponible en téléchargement. Alors amis statisticiens, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas utiliser OSM ;)

 

200px-Openstreetmap_logo.svg_.pngOpenStreetMap level Etes vous un newbie, un hit-and-run mapper, un heavy mapper, un heavy mapper 2.0, un addicted mapper ou un a crazzy mapper? Non, non ce ne sont pas les niveaux d'un nouveau jeu à la mode mais le système de "grade" mis en place par le site How did you contribute to OpenStreetMap ?. Personnellement, je trouve l'idée plutôt sympa. Et vous quel est votre niveau ?

 

Côté client

OpenLayers.pngOpenLayers, de la nouveauté en perspective Commençons par une nouveauté, la transition d'images. Lorsque vous zoomiez avec OpenLayers et que les images se chargeaient, vous profitiez de superbes carrés blancs. Profitez-en, ce sera bientôt de l'histoire ancienne. En effet, grâce au travail d'Eric Lemoine, une option de transition a été ajoutée. Celle-ci permet de ne remplacer la tuile précédente que si la nouvelle est chargée. Cela permet une navigation plus fluide et donc plus agréable. Cette nouvelle fonctionnalité sera ajoutée à la prochaine version (2.12). Vous pouvez vous amuser avec la démo. Toujours pour apprécier quelques nouveautés sympas, allez sur cette démo WMTS. Son intérêt? La possibilité de réajuster les tailles d'images côté client, offerte dans la version de développement, permet de mixer des sources tuilées avec des résolutions différentes et d'avoir un zoom continu et plus seulement discret. Pour optimiser, le format d'images peut jouer fortement sur le temps de chargement, ainsi cette démo permet de diviser par deux la taille des tuiles utilisées en passant au jpeg. Intéressant, même si c'est à modérer par le fait que le passage du png au jpg fait gagner de la place mais fait perdre la transparence. Nous vous proposons aussi de découvrir une démo qui permet d'utiliser OpenLayers offline, ce que permettait feu "Google Gears". Depuis cette disparition, la possibilité de faire du offline était une promesse encore non tenue en HTML 5. Maintenant c'est faisable!!!

 

OpenLayers.pngOpenLayers, trucs et astuces Avec son nombre important de fonctionnalités, d'options et de paramètres de configuration, OpenLayers peut faire peur aux débutants. Mais, derrière cette apparente complexité se cache l'une (la ?) des librairies cartographiques les plus complètes disponibles actuellement. Pour éviter que vous ne soyez découragé trop rapidement par des concepts qui vous échappent, Mac Wright nous livre sur son site quelques trucs et astuces. Pour les débutants, vous y apprendrez notamment la différence entre les paramètres projection et displayProjection et pour les confirmés vous ferez certainement quelques découvertes comme Wax, ce connecteur pour Mapbox.

 

GeoExt, vers une version compatible extJS 4 Nous avons appris cette semaine qu'un code sprint (un rassemblement de développeurs sur quelques jours) allait avoir lieu. Bonne nouvelle, il va permettre d'aller vers une version adaptée à ExtJS 4 et ainsi de profiter des nouveautés sur la gestion des graphiques par exemple. En outre, cela permettra une meilleure intégration avec les support mobiles, l'API étant harmonisée au niveau de ExtJS 4 et Sencha Touch. Si vous souhaitez sponsoriser l'évènement ou participer, l'appel à sponsorisation est en cours. Allez sur ce billet de OpenGeo pour en savoir plus.

 

Des cartes simples mais signifiantes Comme vous l'avez constaté cette semaine, on aime OpenLayers chez Geotribu. Cela ne nous empêche pas de jeter un oeil sur les autres manières de faire de la cartographie côté client. Nous revenons souvent la "datavisualisation". On tend dans ce contexte à avoir des cartes jolies, faciles à interpréter qui nécessite des fonctions d'interactivité plus sommaire que des librairies avancées. Leur avantage est que leur simplicité est un moyen de problématiser des données pas seulement de les cataloguer ou d'avoir un inventaire de couches à la "Prévert" comme dans une IDS (Infrastructure de Données Spatiales) Après cette longue introduction, nous vous proposons de découvrir plusieurs exemples. Ainsi, vous avez maintenant la possibilité de faire des cartogrammes non continus. Cet article de IndieMaps vous propose ainsi de vous faire une idée du rendu en s'appuyant sur ActionScript (le langage derrière Flash). Si vous êtes pro-javascript, vous trouverez votre bonheur sur cette démo de D3js. Toujours sur cette même librairie, nous vous proposons de voir ces démos qui s’appuient sur le service CartoDB et D3.js. Vous pouvez récupérer tout ça sur HTML5-experiments, fait par la société Vizzuality. Il est aussi intéressant de voir que le SVG délaissé à un moment pour Flash revient en force, IE6 en voie de disparition et les supports mobiles y étant pour beaucoup. Pour preuve, vous pouvez consulter cette spécification spéciale cartographie SVG proposée au W3C. Certains interprètent cette spécification comme une perte de la main-mise de l'OGC sur la partie cartographie. Personnellement, nous aurions plutôt tendance à penser de manière simplifiée que SVG = spécifications relatives au web et que l'OGC = données, interopérabilité donc que les organismes sont complémentaires plus que concurrents.

 

Comparaisons côté client Le site GeoTux publie la sixième version (en anglais) de son comparatif des solutions client. Le site étant en espagnol, la version originale est dans la même langue. 44 solutions sont passées au crible (12 ont été ajoutés dans cette dernière version, dont entre autres, Leaflet, MapQuery et QGIS Web Client) avec pour chacune, une description générale puis un focus sur les aspects plus techniques. Le graphique des relations entre ces 44 solutions est particulièrement intéressant (on y voit clairement l'importance d'OpenLayers, sur lequel s'appuient de nombreuses applications).

 

Côté serveur

python.pngManipuler des fichiers KML en python PyKML est comme son nom l'indique, une librairie python permettant la création et la manipulation de fichier KML. Elle se veut être une alternative à libkml, la librairie C++ de Google. La documentation ainsi que les exemples disponibles vous permettront de faire vos 1er pas.

 

Les SIG pour les mobiles A l'heure où Qgis a fait son apparition sur Android, nous vous proposons cette revue de détail (en anglais) sur les différentes solutions pour récupérer des données SIG et les consulter depuis des supports mobiles. L'étude est disponible sur ce billet. Un lien à garder sous la main à l'heure où les relevés se font de plus en plus sur téléphones ou tablettes tactiles.

 

Du côté des pros

Tout le monde parmi nos lecteurs ne vit pas du SIG et de la cartographie mais pour ceux-là quelques lectures intéressantes en ce moment à vous faire partager

Tendances professionnelles Nouveau dans le domaine ou plus aguerri dans le domaine, chacun se demande comment évolue son travail, le marché professionnel. Ainsi, nous vous proposons deux visions. La première vous permettra de vous interroger sur un devenir plus technique du métier avec cette interrogation "The death of the GIS guy?" Le deuxième article met, quant à lui, plus en exergue le besoin de spécialistes pointus sur la partie analyse, à l'heure ou la "big data" et l'opendata semble booster le besoin. Comme d'habitude, ces interprétations sont personnelles, à vous de vous faire vos idées.

 

Du mouvement dans la "géo" On parle plus de SIG dans notre revue de presse et moins de la "geolocation" que nous avons tendance en simplifié (point de vue discutable) à associer au positionnement des individus lorsqu'ils sont sur des réseaux sociaux. Ainsi, nous vous avions parlé de l'acquisition de SimpleGeo il y a quelques mois. Suite à cette acquisition, les services existants sont en cours de démantèlement. Profitant de cette opportunité, quelques sociétés récupèrent la clientèle. Si vous voulez en savoir plus, allez sur le guide de CartoDB , de Parse, Geoloqi, Factual ou bien spacialdb. L'intérêt d'avoir suivi cette restructuration : vous avez identifié les acteurs susceptibles de vous fournir un hébergement qui vous fournit aussi une API pour vos données géolocalisées. Toujours dans la "geolocation", Gowalla a été avaléé par Facebook comme indiqué sur ce billet. Vous allez vous dire que la "geolocation" est en perte de vitesse. Pas forcément, pour preuve, de nouveaux arrivants comme Balumpa arrive à lever des fonds comme indiqué et aussi parce que de notre point de vue, un marché qui commence à maturer est aussi un marché où des regroupements ont lieu par fusion/acquisition soit pour exploiter une techno et/ou du personnel soit pour la démanteler (Yahoo étant un des exemples les plus parlants).

 

Autres

Cartographie et arts (again) Parfois les topics sont récurrents mais tellement agréables. Nous vous proposons donc (re)découvrir des sites qui font le lien entre art et cartographie et piquent votre curiosité de cartographe. Annoncé sur la liste OSM France, nous vous proposons de voir le travail "Exposition A géographie variable - frontières, murs, passages". Nous vous proposons aussi de visiter cet "Atlas critique". Ce dernier lien étant à mettre au crédit de SIG La lettre, nous vous proposons de découvrir d'autres liens relatifs au même sujet via leur lien internet liés au numéro de janvier.

 

Tsunami du Japon, l'avant et l'après Après chaque grande catastrophe, il y a un avant et un après ne serait-ce que par les changements que cela entraine sur le territoire. Auparavant les seuls moyens de comparaison étaient les trop rares documents et photographies qui étaient encore intacts. Mais avec des technologies comme Google StreetView, les possibilités sont bien plus grandes à l'exemple de l’application miraikioku développée par Google. Le concept repose sur la possibilité de comparer de manière interactive l'avant et l'après tsunami en adoptant la vue StreetView. Certaines images sont effarantes et traduisent bien la violence du phénomène.

 

Antimap, vous ne verrez plus votre planche de surf de la même manière Ce projet très sympa permet de vous géolocaliser et de prendre un maximum de mesures. Initialement pensée pour les sports d'hiver, l'idée est utilisable pour toutes les activités imaginables. Plus d'infos sur la page dédiée.. La vidéo est visible ci-dessous.

 

A propos de l'auteur: 
GeoTribu

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Commentaires

Il est à préciser que la démo d'OpenLayers offline utilise une technologie, WebSQL, disponible sur Safari mobile et Chrome Lite, n'est pas une norme approuvé par le W3C dans le cadre de HTML5.
Cette technologie n'a pas été validé apr le W3C car certains éditeurs si sont opposé. Le W3C traville actuellement sur la technologie IndexedDB pour le offline.