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20 avr 2015

Lundi matin 15h, j'me réveille comme une fleur,
GeoRDP dans non publiée a besoin d'une intro,
Lundi matin 15h, j'me réveille comme une fleur,
Ça va les gars bien dormi ? pas de réponse tant pis.

Putain les gars abusé qui c'est qui a pas fini son actualité ?
Oh ça va, ça va tu vas pas nous gonfler ! (ces 2 lignes pas vraies hein, c'est juste dans la chanson ^^°)
Prise de conscience 16 heures, j'ai pas fini la news sur la base adresse
Si je veux publier avant 17h, va vraiment falloir que j'me bouge les fesses

Dans Drupal, défile le cours de la GéoRDP,
Quelques actualités encore orphelines,
Une news sur OpenLayers et son code sprint,
De vieilles cartographies en 3D me font remonter le temps... oh putain merde, mes stats !

Ton Charles Joseh n'est pas là ? tu n'l'a pas pris avec toi ?
T'as du le laisser à l'avant-garde du choléra !
J'ai le territoire qui flanche et les yeux rouges et en plus, surprise !
A La Réunion, ça bouge !

Bonne lecture !

World Alarm Clock / Bob Bob via Flickr CC License by

Bob bob - Licence by.

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Client

Un globe 3D constitué de cartes anciennes

Si vous aussi vous souhaitez avoir votre propre globe constitué de cartes anciennes, je vous propose de suivre le tutoriel proposé sur le site Google Maps Mania. Le résultat est plutôt sympa ! À vous de jouer maintenant.

Retour sur le code sprint d'OpenLayers

La semaine dernière ce sont réunis à Schladming en Autriche une dizaine de développeurs de la communauté OpenLayers afin de participer à un code sprint. L'accent de ce code sprint était mis sur la facilité de prise en main de la bibliothèque tant côté utilisateur que contributeur avec notamment une simplification de l'API pour les données vecteurs. De plus, tous les exemples ont maintenant leur code source associé en bas de la page. Cela permettra sans aucun doute une prise en main plus rapide.

Enfin dernière news, et pas des moindres, il s'agit d'un outil vous permettant de ne sélectionner que les classes d'OpenLayers pertinentes à votre application et ainsi diminuer le poids de la bibliothèque en ne gardant que l'essentiel.

Avant de conclure, soulignons également diverses améliorations apportées au site internet, l'ajout d'une FAQ ou encore la mise à disposition d'un guide de migration pour passer d'OpenLayers 2 à OpenLayers 3.

Open Data

Et BAN ! Une base adresse nationale !

Et voilà c'est fait ! Un an après que Christian Quest ait lancé OpenStreetMap France à l'assaut du sujet de l'accès aux données d'adresses nationales (billet + SOTM-FR), mais surtout 14 ans après que le CNIG ait identifié le problème et énoncé des recommandations (voir page dédiée) la Base Adresse Nationale en Open Data est là, grâce à la mutualisation des efforts (bon gré, mal gré) de l'IGN, d'OSM et de La Poste sous légide et l'impulsion d'Etalab. Le projet est construit autour de 3 grands volets :

  • les données accessibles selon un mécanisme de double licence (LO et ODbL) pour s'adapter aux besoins ;
  • un guichet unique de dépôt des données adresse ;
  • des outils d'accès à la donnée de type géocodeur, API, etc.

C'est un très bon signal pour le secteur de l'information géographique et ses acteurs. Au-delà des consommateurs évidents et essentiels (SAMUs, SDIS...), le maillage des points adresses est un vrai levier pour les projets d'innovation à composante de géoloclisation ou de services à domicile, entre autres. Mais on ne peut s'empêcher d'y voir également la démonstration de la maturité du projet OSM, en particulier de l'association française dont l'action et le dynamisme ont réellement été de smoteurs décisifs dans l'aboutissement de ce projet.

Mieux, j'y vois la nécessité de discerner la complémentarité entre un projet communautaire et un organisme institutionnel, plutôt que l'opposition ou la concurrence.

Représentation Cartographique

Charles Joseph Minard, à l'avant-garde de la cartographie statistique

Il est des cartes qui ont intégré le panthéon. Devenues des classiques, elles servent souvent de référence. Leur caractère esthétique, avant-gardiste, et surtout historique concourt à leur immuabilité.

Parmi celles-ci, on peut citer la carte des cas de choléra de John Snow dans le quartier de Broad Street à Londres qui a permis de déterminer que la maladie se transmettait par l'eau contaminée. Le dataset, librement accessible et issu d'un travail d'enquête ayant eu lieu au 19e siècle, est aujourd'hui repris dans des infographies qui revisitent le genre, et sert encore de support lors de cours de statistiques spatiales.

Il y a aussi les cartes de Charles Joseph Minard, ingénieur civil du début du 19e siècle. Ce dernier a été énormément innovant pour son époque, dans la façon de représenter les données statistiques en cartes. La plus célèbre de ses cartes est une carte basée sur le principe des diagrammes de Sankey, qui montre les pertes successivkes de l'Armée française dans la campagne de Russie en 1812-1813 en jouant sur la largeur des traits. Cette carte impressionne encore aujourd'hui par son caractère moderne.

Sandra Rendgen a décidé de compiler sur son site les "cartes oubliées de Minard" qu'elle a pu rassembler à l'occasion d'un voyage à Paris. Sur sa page, elle qualifie Minard de héros, voire de pionnier de la cartographie. Elle explique comment a été conçue la carte qui l'a rendu célèbre, en particulier la transposition de nombre d'hommes en largeur de trait (1mm pour 10 000 soldats) . Elle mentionne - fait intéressant - qu'une carte semblable avait été produite à une époque antérieure, qui avait un objet similaire : montrer les pertes humaines occasionnées en 218 av. JC lors de la traversée des Pyrénées et des Alpes par les troupes d'Hannibal. Minard reprendra le principe de la largeur des flux afin d'illustrer la circulation de passagers, de bestiaux, de biens en France. Elle fait enfin remarquer que Minard n'oubliait de préciser sur ses cartes d'où provenaient ses données, ainsi que comment elles avaient été représentées.

Représentations tangibles du territoire

Beaucoup de projets cartographiques essaient de revisiter la carte afin de la rendre sensible à nos cinq sens. En dehors, bien entendu, de la vue, certaines cartes, par le procédé de sonification, essaient de rendre les données spatiales audibles. D'autres essaient de nous les faire sentir. 

Des cartes tentent de s'extraire du traditionnel plan en deux dimensions, afin de donner à voir le territoire dans toute sa plénitude. A mesure que les imprimantes 3D sont adoptées, certains tentent des choses en retranscrivant des données géolocalisées en maquettes sensibles au toucher. Certains, même, en font du papier peint, des tapis. L'IGN commercialise des foulards sur lesquels figurent des plans topos.

Par le biais de Charles Nepote sur twitter, nous sommes tombés sur un site extraordinaire qui liste un ensemble de dataphys, soit des visualisations physiques, tangibles, de données statistiques qu'il est possible de toucher, de manipuler.

 Quelques réalisations de cette page ont trait au territoire. En voici quelques-unes, listées par ordre chronologique (ce sont parmi les premières de la page; il aurait été trop long de toutes les lister) :

Divers

La Réunion c'est tout petit face à un cyclone

Il y a quelques semaines, le cyclone Bansi est passé sur l'île de la Réunion. Bon on ne va pas jouer les blasés, mais des cyclones c'est assez commun ici. Donc pas de quoi fouetter un chat. Sauf que certaines images nous font de nouveau prendre conscience de l'importance de ces phénomènes météorologiques. C'est le cas de l'image ci-dessous prise depuis la station ISS de la NASA. Je vous laisse apprécier cette vue de nuit de La Réunion qui s'apprête à accueillir Bansi !

Commentaires

Commentaire: 

Bonjour,

Il semblerait que des voix s'élèvent sur twitter (l'association regards citoyens de mémoire) contre la licence "Open source" des données BAN du couple IGN/La poste.

En sachant que les données BAN d'OSM sous licence ODbL ne sont pas concernées:
http://openstreetmap.fr/ban

A suivre donc !
La licence incriminée :
https://adresse.data.gouv.fr/static/pdf/BAN%20Licence%20de%20repartage.pdf
https://adresse.data.gouv.fr/faq/

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